Avocat violences conjugales Paris – Défense et victimes

Convoqué, placé en garde à vue ou victime de violences conjugales ? Le Cabinet REDON AVOCATS, avocat pénaliste à Paris 6e et en Ile-de-France, vous assiste en urgence. Tél. 06 77 91 78 82.

Avocat en violences conjugales à Paris

Vous êtes convoqué au commissariat, un proche vient d’être placé en garde à vue, ou vous subissez des violences au sein de votre couple. Le Cabinet REDON AVOCATS, avocat pénaliste à Paris 6e, vous assiste en urgence, à Paris, en Île-de-France et dans tous les commissariats de France.

Appelez le 06 77 91 78 82 ou écrivez-nous sur WhatsApp. En cas d’urgence, le cabinet est disponible 7j/7 et 24h/24.

Page mise à jour en octobre 2026.

Vous êtes accusé de violences conjugales : que faire tout de suite ?

Ne vous rendez pas seul au commissariat. Ce que vous direz lors d’une première audition pèsera sur toute la suite du dossier, et il est très difficile de revenir dessus à l’audience. Prenez attache avec un avocat qui pourra prendre connaissance de votre histoire, vous conseiller en amont et vous accompagner durant cette audition.

Vous avez reçu une convocation au commissariat

Une convocation pour « affaire vous concernant » annonce souvent une audition libre. Vous êtes entendu comme suspect, sans être retenu : vous pouvez quitter les lieux à tout moment et garder le silence.

Vous avez le droit d’être assisté d’un avocat pendant cette audition. Appelez le cabinet dès réception de la convocation : nous préparons l’audition avec vous et nous vous accompagnons le jour dit. L’audition libre peut aussi se transformer en garde à vue, autant y être préparé.

Un proche est en garde à vue pour violences conjugales

Une garde à vue pour des violences conjugales dure 48 heures au maximum. La personne gardée à vue peut faire prévenir un proche et demander un avocat dès la première heure.

Vous pouvez, en tant que proche, contacter le cabinet pour qu’il intervienne. La personne gardée à vue devra confirmer ce choix auprès des enquêteurs. L’avocat s’entretient avec elle, l’assiste pendant les auditions et les confrontations, et vérifie la régularité de la mesure.

Déferrement et comparution immédiate

À l’issue de la garde à vue, le procureur peut décider de présenter la personne au tribunal le jour même.

En matière de violences conjugales, il est fréquent que la procédure de convocation par procès-verbal avec placement sous contrôle judiciaire soit privilégiée (PCV-CJ). Dans ce cadre, une interdiction de contact entre le mis en cause et la victime est généralement imposée jusqu’à la date de l’audience.

Le procureur peut également choisir la procédure de comparution immédiate. Tout se joue alors en quelques heures : faut-il accepter d’être jugé tout de suite ou demander un délai pour préparer sa défense ? Quels justificatifs réunir (domicile, emploi, suivi médical) pour éviter la détention provisoire ? Le cabinet intervient partout en France et notamment aux tribunaux judiciaires de Paris, Bobigny, Nanterre, Créteil, Evry, Versailles et Pontoise.

Une convocation, une garde à vue en cours ? Appelez le 06 77 91 78 82.

Violences conjugales : quelles peines encourues ?

Les violences commises au sein du couple sont un délit, même sans blessure et même sans arrêt de travail. Le lien de couple est une circonstance aggravante : les peines sont plus lourdes que pour des violences entre inconnus.

Faits

Peine encourue

Texte

Violences sans ITT ou avec ITT de 8 jours au plus

Contravention de 4ème classe (sauf circ. aggravante)

art. R.624-1 du Code pénal

Violences avec ITT de plus de 8 jours

3 ans de prison et 45 000 € d’amende (sauf circ. aggravante)

art. 222-11 et s. du Code pénal

Violences habituelles

De 5 à 30 ans de prison selon la victime et l’ampleur des violences

Art. 222-14 du Code pénal

Menaces, harcèlement au sein du couple

Entre 3 et 5 ans de prison et 45 000 € à 75 000 € d’amende selon les menaces

Art. 222-17 et s. du Code pénal

Violences physiques, psychologiques, harcèlement

La loi ne vise pas seulement les coups. Les violences psychologiques, les menaces et le harcèlement au sein du couple sont également poursuivis. L’ITT (incapacité totale de travail) est fixée par un médecin et détermine en grande partie la qualification retenue.

Conjoint, concubin, partenaire de PACS, ex : qui est concerné ?

La circonstance aggravante s’applique que vous soyez mariés, pacsés ou en concubinage. Elle s’applique aussi aux anciens conjoints et partenaires, et même si vous ne vivez pas sous le même toit.

Les peines complémentaires

En plus de l’emprisonnement et de l’amende, le tribunal peut prononcer diverses peines complémentaires telles que  : interdiction de contact, interdiction de paraître, stage, obligation de soins, retrait de l’autorité parentale…

Éviction du domicile, interdiction de contact : les mesures avant le jugement

Les conséquences commencent bien avant l’audience. Dès la sortie de garde à vue, vous pouvez vous voir interdire de rentrer chez vous et de contacter votre conjoint.

Contrôle judiciaire et bracelet anti-rapprochement

Dans l’attente du jugement, un contrôle judiciaire peut vous imposer de quitter le domicile, de ne plus entrer en contact avec la personne plaignante et de ne plus paraître dans certains lieux. Un bracelet anti-rapprochement peut être ordonné.

Ne pas respecter ces obligations, même par un simple message, même si l’autre vous écrit en premier, expose à un placement en détention provisoire. Le cabinet peut demander la modification ou la levée de ces mesures.

Conséquences sur les enfants et l’autorité parentale

Une procédure pour violences conjugales peut avoir des effets sur l’exercice de l’autorité parentale qui peut être retiré.

Casier judiciaire, emploi, titre de séjour

Une condamnation est inscrite au casier judiciaire et peut fermer l’accès à certaines professions. Une demande de non-inscription au bulletin n° 2 peut être présentée à l’audience.

Si vous êtes de nationalité étrangère, une condamnation peut aussi peser sur le renouvellement de votre titre de séjour. Le cabinet pratique à la fois le droit pénal et le droit des étrangers : nous défendons le dossier pénal en tenant compte de votre situation administrative.

Comment le cabinet vous défend

Chaque dossier commence par la lecture complète de la procédure : auditions, certificats médicaux, messages, témoignages. C’est là que se construit la défense.

Vous contestez les faits

Une plainte ne vaut pas preuve. Le cabinet examine la cohérence des déclarations, la concordance des constatations médicales, le contexte de la séparation et les éléments que l’enquête n’a pas recherchés. Nous pouvons demander des actes complémentaires et produire vos propres pièces.

Si la procédure est irrégulière, nous en soulevons la nullité. Si les faits ne sont pas établis, nous plaidons la relaxe.

Vous reconnaissez tout ou partie des faits

L’enjeu est alors la peine et ses conséquences. Selon le dossier et l’intensité des violences, des réponses autres que le procès classique existent telle que la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité qui permet d’éviter une audience correctionnelle.

Un suivi engagé avant l’audience, un logement distinct, un emploi stable : ces éléments comptent pour le tribunal. Nous vous conseillons sur l’ensemble de ces éléments.

L’audience devant le tribunal correctionnel

Le cabinet vous prépare à l’audience, plaide pour vous et, en cas de condamnation, vous conseille sur l’appel et sur l’aménagement de la peine.

Parlez-nous de votre dossier : 06 77 91 78 82.

Vous êtes victime de violences conjugales

En cas de danger immédiat, appelez le 17 (ou envoyez un SMS au 114). Le 3919 vous écoute et vous oriente, gratuitement et de façon anonyme.

Le cabinet assiste aussi les victimes, du dépôt de plainte jusqu’à l’indemnisation.

Porter plainte

Vous pouvez déposer plainte dans n’importe quel commissariat ou gendarmerie, ou par courrier au procureur de la République. Faites constater vos blessures par un médecin, conservez les messages, les photos et les noms des témoins.

L’avocat peut vous accompagner lors du dépôt de plainte, rédiger la plainte avec vous et suivre l’enquête pour qu’elle ne reste pas sans suite. Suite à votre dépôt de plainte vous devez vous rendre en unité médico-judiciaire afin que les services médicaux vous fixe une incapacité totale de travail (ITT) en raison de vos blessures physiques et/ou psychiques.

Ordonnance de protection et téléphone grave danger

Le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence une ordonnance de protection, même si vous n’avez pas déposé plainte. Elle peut interdire tout contact, attribuer le logement et fixer les mesures concernant les enfants.

Le procureur peut également attribuer un téléphone grave danger à une victime de violences conjugales et en l’absence de cohabitation entre la victime et l’auteur des violences.

Constitution de partie civile et indemnisation

À l’audience, vous pouvez vous constituer partie civile pour être reconnue comme victime et obtenir réparation de vos préjudices. Le cabinet chiffre vos demandes, plaide à vos côtés et suit le recouvrement des sommes devant le SARVI ou la CIVI.

Pourquoi le Cabinet REDON AVOCATS

Chloé Redon est avocate au barreau de Paris depuis 2018 et a fondé son cabinet en 2020. Formée auprès de Jacqueline Laffont et de Pierre Haïk, elle est ancienne Secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris.

  • Une pratique quotidienne du pénal : garde à vue, comparution immédiate, tribunal correctionnel, cour d’assises et cour criminelle départementale.
  • Des dossiers suivis par la presse : voir les affaires du cabinet.
  • Un interlocuteur unique : vous êtes reçu et défendu par l’avocate qui connaît votre dossier, avec l’appui de sa collaboratrice.
  • Un premier rendez-vous clair : 30 minutes de rendez-vous à 80 € TTC.

Le cabinet vous reçoit au 95, boulevard Raspail, 75006 Paris, Métro Rennes Ligne 12 ou Saint-Placide Ligne 4 du lundi au vendredi de 9h30 à 19h30.

Nous sommes joignables 7j/7 et 24h/24 en cas d’urgence : 06 77 91 78 82 – cr@redon-avocat.fr – WhatsApp

Questions fréquentes sur les violences conjugales

Que risque-t-on pour une première plainte pour violences conjugales ?

Même sans antécédent, une plainte peut conduire à une garde à vue, à une éviction du domicile et à un jugement rapide. L’absence de casier compte pour le tribunal, mais elle n’empêche pas les poursuites.

Ma compagne ou mon compagnon veut retirer sa plainte : les poursuites s’arrêtent-elles ?

Non. C’est le procureur de la République qui décide de poursuivre, pas la personne qui a déposé plainte. Le retrait de plainte est un élément du dossier, mais la procédure peut continuer jusqu’au jugement.

Combien de temps dure une garde à vue pour violences conjugales ?

Une garde à vue pour violences conjugales peut durer jusqu’à 48 heures. Elle peut se terminer par une remise en liberté, une convocation à une date ultérieure ou une présentation immédiate au procureur.

Puis-je rentrer chez moi après la garde à vue ?

Pas toujours. Une interdiction de paraître au domicile et d’entrer en contact avec votre conjoint peut vous être notifiée dès la sortie, même si le logement est à votre nom. Prévoyez une solution d’hébergement et respectez strictement l’interdiction.

Faut-il un avocat pour une simple convocation au commissariat ?

Oui. En audition libre, vous êtes entendu comme suspect et vos déclarations seront versées au dossier. Vous avez le droit d’être assisté d’un avocat, qui prépare l’audition avec vous et y assiste.

Une main courante suffit-elle pour être poursuivi ?

Le procureur n’a pas besoin d’une plainte pour engager des poursuites. Un signalement, une main courante ou l’intervention de la police au domicile peuvent suffire à ouvrir une enquête.

Une condamnation pour violences conjugales est-elle inscrite au casier judiciaire ?

Oui. Elle peut aussi apparaître sur le bulletin n° 2, consulté par certains employeurs et administrations. Une dispense d’inscription peut être demandée au tribunal.

Comment obtenir une ordonnance de protection en urgence ?

La demande est adressée au juge aux affaires familiales, avec les pièces qui rendent les violences et le danger vraisemblables : certificats médicaux, messages, attestations. Un dépôt de plainte n’est pas obligatoire.

Voir aussi : comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ; comparution immédiate ; agression sexuelle ; viol

Chloe Redon - Avocate
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